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FORGES-LES-EAUX, SON PATRIMOINE

Halle Baltard

​Pavillon dit Baltard dont l’architecture d’origine évoque les fameuses halles de Paris construites par Baltard.
Victor Baltard, né à Paris le 10 juin 1805 et mort à Paris le 13 janvier 1874, est un architecte français qui a exercé à Paris sous le Second Empire. Il est particulièrement célèbre pour les Halles de Paris qu’il a réalisées entre 1852 et 1872. Celles-ci ont été démolies en 1972-73 à l’exception d’un des pavillons (le "Pavillon Baltard") qui a été classé monument historique et a été remonté à Nogent-sur-Marne. On lui doit la restauration de différentes églises et plusieurs sépultures.

L’architecte (nom inconnu) qui œuvra à Forges, s’inspira largement de son confrère et de la mode de l’époque. C’était le lieu du marché aux cochons ou aux veaux essentiellement. Elle fut fermée sur ces 4 cotés dans les années 1970 afin de servir d’entrepôt à une entreprise locale. Aujourd’hui seule la structure métallique encore visible rappelle l’architecture XIXème. Elle abrite une partie du marché le dimanche matin et le marché de Noel le 2eme week-end de décembre depuis 1999.

Édifice public construit en 1913 en brique rouge et peinte.

Théâtre municipal de Forges-les-Eaux

 

  

Théâtre municipal

Cet établissement a servi pendant de nombreuses années de lieu de spectacle, bals populaires, théâtre, concert.
Après la Seconde Guerre Mondiale, il dut être restauré et de nos jours il est utilisé occasionnellement par les associations locales pour diverses animations.

L’intérieur, avec son balcon et sa scène, conserve un certain charme désuet.

Musée de la Résistance de Forges-les-Eaux

 

 

Musée de la Résistance

Situé dans un ancien relais de poste du XIXème siècle, le musée de la résistance et de la déportation présente une superbe collection d’objets et de témoignages locaux. Les faits de résistance  locaux, les parachutages d’aviateurs anglais, l’intervention d’habitants brayons pour aider les parachutistes… y sont relatés ainsi que la manière de vivre des brayons à cette époque.

Forges-les-Eaux fut occupée par l’armée allemande pendant ces années et abrita les bureaux de la kommandantur allemande dans l’Hôtel Continental, l’établissement thermal et le casino furent transformés en dépôt de munition.

La ville fut libérée le 31 aout 1944 par les Canadiens. Chaque année, à cette date la ville fête cet évènement.

Hôtel de ville de Forges-les-Eaux

 

 

 

 

 

Hôtel de ville - Forges-les-Eaux

 

 

 

Hôtel de ville

La ville de Forges-les-Eaux possède un hôtel de ville partiellement historique.
Au XVIIème siècle, la bâtisse initiale était la propriété de la Famille Levaillant qui y accueillit le roi Louis XIII, la reine Anne d’Autriche et le cardinal Richelieu lors de leur séjour en 1633.

Réputée pour ses eaux ferrugineuses dont on disait qu’elles soignaient l’anémie et la stérilité, la Reine qui ne parvenait pas à donner d’héritier au royaume, décide de venir profiter des bienfaits des sources.
Forges-en-Bray (nom de la ville à cette époque) n’étant pas le lieu d’une seigneurie, il n’y avait pas de château pour accueillir les hôtes royaux. 
C’est donc la plus belle maison de Forges qui fût réquisitionnée : celle de Monsieur Levaillant, Maître verrier de son état.
Cette cure eut un effet bénéfique sur la santé des célèbres curistes puisque quelques années plus tard, Anne d’Autriche mit au monde Louis XIV et la ville devint ainsi « Forges-les-Eaux » par décret royal.

Au XIXème siècle, la bâtisse était la propriété de Jules Thiessé (1833-1912), député, descendant des Levaillant.
Il fit démolir et reconstruire la partie située le long de la place Brévière. Seuls furent conservés l’Oratoire d’Anne d’Autriche et le Corps de Garde situés côté parc. À sa mort, la maison fut léguée à l’Université de Paris.
En 1933, après expropriation, la ville récupéra la maison et en fit l’Hôtel de ville de la commune, pour remplacer la mairie qui se trouvait jusqu’alors à l’emplacement de la poste actuelle. Plusieurs transformations furent opérées dont le plaquage de la façade blanche côté ville pour démarquer la mairie des autres bâtisses de la place, construction du clocheton avec l’horloge, blason de la ville représentant le marteau et l’enclume.

Côté ville, la façade blanche est caractéristique de cette période année 30 et côté parc, le XIXème et le XVIIème se côtoient.

Parc de l'hôtel de ville de Forges-les-Eaux  

Parc de l'hôtel de ville

Après avoir passé sous le porche de la mairie, on découvre le parc  de l’Hôtel de ville, appelé aussi Parc Mondory. Un agréable espace boisé aménagé autour d’une fontaine centrale.

Pavillon Anne d’Autriche et Corps de garde

De chaque côté de la mairie subsiste deux vestiges de la maison Levaillant du XVIIème siècle.
Sur la droite, on peut découvrir l’élégant oratoire d’Anne d’Autriche et juste en face, le corps de Garde où étaient cantonné les Mousquetaires du Roi en 1633.

Ces deux bâtiments évoquent les matériaux de construction que l’on utilisait dans la région à cette époque :
En bas de l’habitation plusieurs rangées de grès étaient disposées pour protéger la maison de l’humidité du sol (le mot « Bray » signifie boue en vieux français).
Ensuite avec le bois de la forêt de Bray, l’armature en colombage était disposée de manière plus ou moins fantaisiste en fonction des finances du propriétaire.
Ce dernier était garni de brique que l’on fabriquait en Pays de Bray depuis des siècles grâce à l’argile présente en sous-sol.
La partie médiane et l’aile droite sont du XIXème à l’époque de la reconstruction du Député Thiessé.

À l’occasion du séjour royal, un théâtre  fut installé dans le jardin de la maison Levaillant dans lequel l’acteur Mondory joua les pièces du jeune écrivain Rouennais Pierre Corneille. C’est ainsi que le talent du jeune auteur fut remarqué par le Cardinal Richelieu. En souvenir le parc porte le nom du célèbre comédien qui contribua à la révélation de Corneille.

 

Le cellier - Forges-les-Eaux

 

Le Cellier

Au fond du parc, à gauche, on découvre un cellier qui abrite un pressoir à longue étreinte du XVII-XVIII siècle (ne se visite pas). Ce bâtiment a été acheté dans une ferme des environs à la fin des années 1980 et rebâtit à cet endroit dans le but d’abriter le pressoir acquis à la même époque.

La petite statue en bronze est un cadeau d’un artiste de Battice (Belgique) pour fêter l’anniversaire du jumelage Forges/Battice qui date de 1961.

Louis Henri Brévière - Forges-les-Eaux  

Place Brévière

Place principale de la commune autour de laquelle commerces, cafés, restaurants animent le centre-ville.
Elle fut d’abord occupée par une église dédiée à Saint Nicolas et un cimetière dès le XIIème siècle.
Cet édifice saccagé à la Révolution resta longtemps en ruines avant d’être démoli en 1824.

Après la venue de Louis XIII en 1633, cette place fut d’abord baptisée Place Royale en souvenir.
Après la disparition de l’église Saint Nicolas, elle devint Place du Marché, puis la place de la Halle après l’édification d’une halle au beurre détruite en 1946.
Enfin elle devint Place Brévière lors de l’inauguration du Buste du graveur en 1873, buste qui fut réquisitionné par les Allemands en 1942 pour être fondu.

Aujourd’hui cette place est toujours dédiée  à Louis Henri Brévière. Né à Forges-les-Eaux en décembre 1797 rue des Fées, cet homme rénova la gravure sur bois en France, fut nommé directeur des travaux de l’imprimerie Nationale. Il décède quasiment ruiné dans le sud de la France en 1869.
Son buste en bronze trône fièrement au fond de la place. Il est l’œuvre du sculpteur Bésus, inauguré en 1993.
Tous les ans le 1er dimanche d’octobre, la ville fête Brévière, devenu fête municipale.

Maison natale de Louis Henri Brévière - Forges-les-Eaux  

Rue des fées

Dans cette rue se trouve la maison natale de Louis Henri Brévière, maison dite du Père Uger (n°… de la rue).
C’est l’une des plus anciennes maisons de la ville de Forges-les-Eaux, initialement construite en grès ferrugineux, en torchis et avec un toit de chaume. Une jolie plaque de faïence commémorative, œuvre du potier Alexandre Audel, s’affiche en façade.

Cette rue devait conduire à des bois mystérieux peuplés de fées. La légende raconte qu’au cours d’une fête l’une d’elle incita un certain Uger à danser et pour le remercier lui offrit une bouteille de cidre. Celle-ci ne serait jamais vide tant qu’il garderait le secret. Mais Uger finit par révéler  le secret de la divine bouteille et elle resta vide pour toujours !

Rue de l'Abbé Féret  

Rue de l'Abbé Féret

Au n°9 de la rue de l’abbé Féret, on découvre une très belle bâtisse du XVIIème siècle. Il s’agirait de l’ancien presbytère de la commune.
Ces matériaux sont typiques de l’architecture de cette époque : utilisation du grès dans la partie basse pour protéger de l’humidité (n’oublions pas que le mot « Bray » en vieux français signifie « boue »), structure en colombage (bois de la forêt de Bray) puis utilisation de la brique.

Cette rue doit son nom au prête qui est à l’initiative de la construction de l’église actuelle au XIXème siècle. 

Rue de la République - Forges-les-Eaux

 

Rue de la République

Appelée Grande Rue jusqu’en 1902, on y remarque de belles façades restaurées à colombages datant du XVIIIème siècle, construites avec les matériaux locaux : grès, bois et brique. A l’origine les toitures étaient en chaume. Celui-ci fut interdit après un incendie au XVIIème qui ravagea une grande partie de la ville, remplacé ensuite par la tuile puis l’ardoise au XIXème siècle.

La grande bâtisse blanche, l’école du Sacré Cœur au n°17 a été fondée en 1826 à l’initiative de Mme de Caulaincourt dont l’époux était  homme politique du 1er Empire, fidèle de Napoléon Bonaparte. Veuve très jeune, elle consacra son bien aux donations et œuvres de bienfaisances. Elle fonda ainsi cette école pour l’instruction des jeunes filles, qui deviendra école du Sacré Cœur.

C’est encore aujourd’hui une école primaire privée mixte dont la cour interne offre une magnifique vue sur la campagne forgionne (visible uniquement quand le porche est ouvert). Une plaque en façade relate la création de cette école par Mme de Caulaincourt.

Porte de Gisors - Forges-les-Eaux  

Porte de Gisors

Cette majestueuse façade située à proximité du Casino provient de la ville de Gisors dans l’Eure.
A l’origine, c’était la façade de la chapelle du couvent des Carmélites construit au XVIIème à Gisors. L’édifice fut bâti à l’initiative de François Sublet, ministre de Louis XIII pour sa fille qui entrait dans les ordres.

Après la Révolution Française, ce bâtiment fût transformé en théâtre municipal et bombardé pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Jacques Hébertot, propriétaire du Casino de Forges dans les années 1950, acheta à la ville de Gisors le dernier vestige encore intact et l’érigea dans la ville de Forges-les-Eaux dans le but de recréer un certain décor historique. C’est aussi le cas de la façade qui est située actuellement dans le parc de la piscine municipale. Malheureusement l’origine de cette façade est plus incertaine, on dit qu’elle proviendrait d’un pavillon de chasse ayant appartenu à Madame de Maintenon, sans aucune certitude.

Casino et ancien parc thermal de Forges-les-Eaux

 

Parc thermal - Kiosque de Forges-les-Eaux

 

Casino et ancien parc thermal

Cette partie basse de Forges est communément appelée « ancien quartier thermal ».

Le casino : Le tout premier casino fut édifié au début du XIXème siècle. En 1872 cet établissement fut rasé pour en construire un mieux équipé et répondant aux attentes de la clientèle de l’époque.
Malheureusement ce superbe édifice dont on peut voir sur d’anciennes cartes postales à quoi il ressemblait, fut détruit par un incendie en 1896.
Celui d’aujourd’hui a été inauguré en 1902-1903 et fut énormément réaménagé (façade à la manière des temples grecques) dans les années 1950 quand il est devenu la propriété de Jacques Hébertot.
Aujourd’hui, il appartient au groupe Partouche et fait partie des 15 premiers casinos de France, réputé pour ses machines à sous et ses jeux traditionnels.

En ce qui concerne le premier établissement thermal, il apparait assez tard. En effet jusqu’alors, la station fonctionnait avec une simple buvette, un bassin en plein air divisé en 3 compartiments : Reinette, Royale, Cardinale... Les eaux étaient réputées être bénéfiques en absorption uniquement.
Le premier établissement vit ainsi le jour vers les années 1840. Il fut détruit en 1872  et un bâtiment plus moderne, offrant des prestations de qualité fut réaménagé. C’est ce bâtiment qui sera occupé pendant la seconde Guerre Mondiale et malheureusement saccagé. Rasé à la libération, on le remplaça par un kiosque. Cette solution, provisoire à l’origine, perdurera jusqu’à la fin de la station thermale.

Ce kiosque toujours visible dans le parc du Casino avec ces carrelages bleus, a été surnommé lors de sa construction la soucoupe volante. Après la Guerre et ce jusqu’au début des années 1980, c’est autour de cette rotonde que les curistes venaient boire la Reinette, la Royale et la Cardinale.
Aujourd’hui les robinets sont fermés. Forges-les-Eaux n’est plus classée Station Thermale.

À proximité du kiosque et de la statue du Cardinal Richelieu, on aperçoit une grille en fer forgée qui encadre un escalier. Celui-ci permet d’accéder au trois bassins souterrains de la Reinette, la Royale et la Cardinale (fermé au public). Les sources coulent toujours aujourd’hui, elles vont se jeter dans la rivière l’Andelle à la sortie de Forges-les-Eaux mais ne sont plus utilisées de quelques manières que ce soit.

L’hôtel «Forges Hôtel» construit dans les années 1990 (Club Med à l’origine) dans le parc du Casino, est aujourd’hui un établissement 3 étoiles, centre de remise en forme (Domaine de Forges/ Groupe Partouche).

Statue des trois sources à Forges-les-Eaux  

Statue des trois sources

Cette jolie fontaine en bronze représente trois statues de femmes identiques. Elle a été réalisée par l’artiste Normand Jean Marc de Pas à l’occasion du passage à l’an 2000. Elle symbolise les trois sources ferrugineuses de Forges : la Reinette, la Royale et la Cardinale.

Bois de l'Epinay à Forges-les-Eaux

 

Etang à Forges-les-Eaux

 

La Chevrette - Forges-les-Eaux

 

Bois de l'Epinay et lacs

Cet espace situé face au Casino représente l’un des principaux attraits de la ville.
Développé entre deux rivières, l’Andelle à l’est et la chevrette à l’ouest, le bois de l’Epinay offre une grande diversité de milieu naturel et couvre une surface d’environ 75 hectares.
Les essences y sont très variées mais certaines parties présentent une forte dégradation due à leur surexploitation au XIXème par les briqueteries, les forges et les faïenceries.
Les étangs ne sont pas naturels, ils ont été aménagés sur d’anciennes tourbières dans les années 1980, permettant ainsi de rendre l’espace plus accueillant.

Aujourd’hui protégé et classé espace naturel sensible du Département, cet endroit offre 4 jolies promenades ouvertes au public (promenades écologiques et forestière) : ​

  • Le Miroir aux oiseaux (550mètres) permet de longer le 1er étang.  C’est une zone humide ou la végétation est choisie pour contribuer à la consolidation des berges avec un aménagement paysager du bassin.
  • Etangs sauvages (450 mètres) : crées en 1989 sur un marais tourbeux, ils sont étagés sur deux niveaux et séparés par des digues de terre. Alimentés par la rivière l’Andelle qui prend sa source en amont dans le bois. Aménagement plus sauvage contribuant à la nidification des oiseaux et canards. La promenade longe un seul côté.
  • La Hêtraie (1.250 mètres) : cette promenade permet de découvrir la partie boiser du Bois de l’Epinay. La présence nombreuse de bouleaux est dû au fait qu’après l’exploitation de cet espace par l’homme pour les forges, les briqueteries, les faïenceries… seul cette essence a su recoloniser ce milieu naturellement.
  • La Chevrette (850 mètres) : La source est matérialisée dans le bois par une petite cabane en bois, aménagement déjà présent au XIXème siècle. Un kiosque était présent aussi à cette époque, disparu depuis. Pour comprendre l’originalité de cette source de la chevrette, il faut savoir qu’il y a environ 130 millions d’année se déposaient dans une mer peu profonde des sables et du fer provenant du démantèlement des massifs granitiques continentaux. Ces formations mises à nues par l’érosion, sont traversées par l’eau de pluie et les multiples rus souterrains qu’elle engendre. Celle-ci dissout et entraine les oxydes ferriques contenus dans les sables. Dans cette eau légèrement acide, le fer reste en suspension, ce qui explique cette curieuse couleur que l’on découvre tout au long du parcours.

La Chevrette se jette ensuite dans l’étang de l’Epinay, ouvert à la pêche.

 

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Plan de forges avec visites

 

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